|
Accueil > Sécurité
> Prévention
des risques > Le Plan de Prévention des
Risques d'Inondation de l'Agglomération Clermontoise > Les
contraintes de construction en zone inondable
Les contraintes de construction en zone inondable
Notions/ Définitions
- le risque inondation définit le croisement de l'aléa
(hauteur et vitesse de l'eau lors de la crue exceptionnelle) avec la
vulnérabilité (personnes et biens directement menacés)
- les personnes exposées sont les personnes fréquentant
les parties des locaux susceptibles d'être inondés, c'est
à dire (dans un bâtiment non suffisamment rehaussé)
:
- soit des personnes qui occupent un logement en rez-de-chaussée
ou en sous-sol
- soit des personnes fréquentant un commerce, un service,
un parking en sous-sol, ou travaillant dans un bureau.
- Pour ces personnes, le respect de l'objectif (imposé par le
règlement) de mise en sécurité consiste
à créer la possibilité d'accèder en permanence
à un site non exposé, soit dans le bâtiment proprement
dit, soit à son extérieur immédiat.
- le coût économique correspond aux montants des
indemnisations versées par les assurances en cas d'événement
exceptionnel (dégâts aux bâtiments, coûts des
matériels endommagés ou détruits..). En général,
l'appréciation du coût économique, au titre des
PPRNPi, n'inclura pas les dommages aux caves et celliers, ni les dommages
aux véhicules (qui se trouvent aussi dans les rues à l'extérieur
des bâtiments), sauf pour les parties éventuellement créées
en sous-sol.
- La minimisation du coût économique, là
où elle est demandée par le réglement, consiste
à prendre toutes les dispositions techniques pour limiter le
coût économique en cas d'inondation, sans remettre en cause
l'économie du projet ou sa fonctionnalité.
Pour l'ensemble des définitions, on se référera
aux notes de présentation des PPRNPi.
Principes généraux de conception
et de construction à respecter
Toute construction nouvelle autorisée ou toute extension autorisée
d'un bâtiment existant devra être conçue et réalisée
de façon à résister à la crue (hauteur et
vitesse de l'eau).
Quelques principes généraux peuvent
être brièvement exposés :
- l'implantation des constructions autorisées (orientation,
...) ainsi que les aménagements réalisés sur la
parcelle (clôtures, modelés de terrain, ...) ne doivent
pas pénaliser les écoulements ;
- toute construction nouvelle autorisée, ou toute extension
autorisée d'un bâtiment existant, ne pourra se faire qu'en
surélévation des planchers habitables par rapport au terrain
naturel (de 0.5 m à 1.5 m selon la zone), et, sauf impossibilité
clairement démontée, dans la partie la moins exposée
de la parcelle ;
- l'objectif de mise en sécurité des personnes doit se
traduire, selon le cas, par :
- l'interdiction des pièces de vie (chambre, séjour,
salon, cuisine) en rez-de-chaussée sauf si le bâtiment
est suffisamment rehaussé;
- la création d'une zone refuge (par exemple à l'étage)
permettant aux personnes exposées d'attendre l'effacement
de la crue (quelques heures);
- une réflexion sur la position des ouvertures principales,
la conception des escaliers et sous-sols éventuels pour permettre
aux personnes de monter rapidement aux étages.
- pour les bâtiments en limite de zone inondable, la création
d'un accès direct et permanent vers la zone non exposée.
- l'objectif de diminution ou de minimisation du coût économique
doit se traduire, selon le cas, par :
- le choix de matériaux de construction appropriés
(hydrofuges et résistants à la poussée de l'eau
et des embâcles) ;
- l'installation d'équipements sensibles (chaudières,
matériels informatiques, machineries d'ascenseurs, équipements
électroménagers, ...) ou polluants dans des pièces
hors d'eau ou à une hauteur suffisante ;
- la réalisation d'une distribution électrique par
le plafond, ...
Constructions nouvelles
A l'intérieur des zones inondables soumises
aux aléas les plus forts :
- en centre urbain (Z1) : aucune construction nouvelle n'est
autorisée sur une parcelle vierge de toute occupation. Toute
construction nouvelle ne sera possible qu'en s'accompagnant d'une intervention
sur un ou des bâtiments existants (démolition, redistribution,
...) avec diminution du nombre de personnes exposées et du coût
économique.
- en autres zones urbanisées ou à vocation commerciale
(Z4 et Z8) : aucune construction nouvelle n'est autorisée
dans le règlement actuel. A terme, cette position pourra évoluer
(révision du PPRNPi ou arrêté municipal) si une
réflexion d'aménagement d'ensemble, permettant de respecter
l'objectif de la zone, est menée et appliquée.
Dans les zones inondables soumises à des
aléas moyens :
- en centre urbain (Z2) : une construction nouvelle est possible
si les dispositions constructives retenues permettent la mise en sécurité
des personnes et la minimisation du coût économique.
- en autres zones urbanisées ou à vocation commerciale
(Z5 et Z9) : une construction nouvelle est uniquement possible si
:
- une réflexion a été menée et validée
sur l'ensemble de la zone afin de respecter l'objectif. Dans ce
cas, la construction devra respecter les dispositions (implantation,
altimétrie, travaux préalables... ) issues de cette
réflexion;
- dans le cas où cette démarche peut être menée
au niveau de l'unité foncière concernée, avec
le respect de l'objectif de non augmentation du nombre de personnes
exposées et du coût économique.
Dans les espaces non construits et les espaces permettant l'expansion
des crues (Z7), aucune construction nouvelle n'est autorisée
sauf les abris de jardins inférieurs à 6 m²
Dans les zones d'aléas faibles (Z3, Z6 et Z10), les constructions
nouvelles sont possibles en respectant les dispositions constructives
permettant la mise en sécurité des personnes.
Concrètement, si une construction nouvelle
est autorisée au regard de l'objectif de la zone, et sous réserve
du respect des conditions d'implantation et d'altimétrie des planchers
habitables (voir paragraphes ci-dessus), le pétitionnaire est tenu
:
- de joindre à son dossier (de permis de construire ou de déclaration
de travaux) une notice de prise en compte du risque inondation
décrivant la vulnérabilité avant et après
construction ;
- d'établir une déclaration sur l'honneur s'engageant
à respecter les dispositions figurant au titre I du règlement.
Cette notice et cette déclaration engagent la responsabilité
du pétitionnaire.
En cas de modification substantielle prévisible des écoulements,
et en particulier à partir de 400 m² de surface soustraite
à l'écoulement (construction et remblais annexes éventuels),
une étude hydraulique et de de danger) devra accompagner la demande
du pétitionnaire. Cette étude sera réalisée
à ses frais et devra être validée par la commune appuyée
le cas échéant par les services de l'Etat. Cette étude
est par ailleurs nécessaire dans ce cas pour satisfaire aux obligations
de déclaration ou d'autorisation au titre du Code de l'Environnement.
Extension d'une construction existante
A l'intérieur des zones inondables soumises
aux aléas les plus forts :
- en centre urbain (Z1) : une extension est possible si elle
permet de ne pas augmenter le nombre de personnes exposées et
si elle diminue le coût économique. Ces conditions sont
difficiles à remplir dans le cas général sans redistribution
ou modification de la construction existante.
- en autres zones urbanisés ou à vocation commerciale
(Z4 et Z8) : une extension est possible si elle permet de diminuer
le nombre de personnes exposées et le coût économique.
Ces conditions sont difficiles à remplir dans le cas général
sans redistribution ou modification de la construction existante.
Dans les zones inondables soumises à des
aléas moyens :
- en centre urbain (Z2) : une extension est possible si elle
permet de mettre en sécurité les personnes exposées
et si elle minimise le coût économique. En fait, l'extension
doit d'abord permettre la mise en sécurité sur l'existant
et ce n'est qu'à cette condition qu'une extension de capacité
est possible.
- en autres zones urbanisés ou à vocation commerciale
(Z5 et Z9) : une extension est possible si elle permet de ne
pas augmenter le nombre de personnes exposées et le coût
économique, tout en assurant la mise en sécurité.
En fait, l'extension doit d'abord permettre la mise en sécurité
sur l'existant et ce n'est qu'à cette condition qu'une extension
de capacité est possible.
Dans les zones d'aléas faibles (Z3, Z6 et Z10), une extension
est possible si elle permet de mettre en sécurité les personnes
exposées. En fait, l'extension doit d'abord permettre la mise en
sécurité sur l'existant et ce n'est qu'à cette condition
qu'une extension de capacité est possible.
Pour les logements, il est particulièrement recommandé
que les pièces de nuit exposées , si elles existent, soient
transférées dans la partie en extension obligatoirement
hors d'eau.
Si une extension est autorisée au regard
de l'objectif de la zone, et sous réserve du respect des conditions
d'implantation et d'altimétrie des planchers habitables, (cf. paragraphes
ci-dessus), le pétitionnaire est tenu :
- de joindre à son dossier (de permis de construire ou de déclaration
de travaux) une notice de prise en compte du risque inondation
décrivant la vulnérabilité avant et après
construction ;
- d'établir une déclaration sur l'honneur s'engageant
à respecter les dispositions figurant au titre I du règlement.
Cette notice et cette déclaration engagent la responsabilité
du pétitionnaire.
En cas de modification substantielle prévisible des écoulements,
et en particulier à partir de 400 m2 de surface soustraite à
l'écoulement (construction et remblais annexes éventuels),
une étude hydraulique (dite étude hydraulique et de danger)
devra accompagner la demande du pétitionnaire. Cette étude
sera réalisée à ses frais et devra être validée
par la commune appuyée le cas échéant par les services
de l'Etat. Cette étude est par ailleurs nécessaire dans
ce cas pour satisfaire aux obligations de déclaration ou d'autorisation
au titre du Code de l'Environnement.
Obligations sur une construction existante
ou lors d'une vente
- Obligations définies dans toutes les zones :
- Les constructions qui accueillent de manière collective
des personnes sensibles (écoles, hôpitaux, maisons
de retraites, ...) doivent réaliser dans les trois ans une
étude portant sur le risque encouru, et définissant
les dispositions et aménagements à réaliser.
- Les propriétaires doivent, dans les cinq ans, supprimer
ou arrimer tout objet pouvant constituer des embâcles ou une
source de pollution (serres, cuves, citernes, ...).
- Les propriétaires ou ayant droit concernés doivent,
dans les cinq ans, mettre en uvre des dispositions pour assurer
la mise en sécurité des usagers des parkings collectifs
en sous-sol.
- Obligations, dans les zones Z1, Z4, Z7 et Z8, à réaliser
dans les cinq ans par les propriétaires et ayant droits : aménagement
d'une zone de refuge (sauf impossibilité technique majeure)
- Vente immobilière : lors d'une transaction immobilière,
le vendeur a un devoir d'information. Ainsi, les servitudes d'urbanisme
relatives aux risques naturels (ex : si le règlement interdit
en fait de créer une pièce de vie en rez-de-chaussée,
...) doivent faire l'objet d'une information de la part du vendeur,
faute de quoi il engage sa responsabilité.
|